Il y a un an, leboncoin lançait un nouveau concours : récompenser non pas un bien immobilier, mais la manière dont on lui redonne vie. Une première édition des Pépites avait ainsi couronné un ancien couvent dans l’Yonne et une ancienne usine à plâtre dans les Corbières. Un an plus tard, le concept revient pour une deuxième édition. Cette rentrée 2026, un jury composé de Dorothée Meilichzon (CHZON), Isis-Colombe Combréas (Milk Décoration) et Youssouf Fofana (Maison Château Rouge) récompensait Tiffany Ruffet tandis que Constance Delaux gagnait le Prix du Public via Instagram.
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En photo, les intérieurs des deux vainqueurs
« Les Pépites 2026 » par leboncoin
Prix du jury : Tiffany Ruffet
Loft d’atelier, Montmartre à Paris
À Montmartre, c’est un ancien atelier de sculpteur sur bois, laissé à l’abandon au fond d’une cour pavée qui a fait basculer les plans de Tiffany Ruffet. Verrières, volumes, bois, lumière, temps suspendu : malgré l’humidité et la végétation envahissante, le potentiel du lieu s’imposait. Avec l’architecte d’intérieur Maëlann Benacchio, elle a composé avec un plan tout en longueur et de plain-pied, en choisissant de garder la pièce principale la plus ouverte possible : une chambre d’amis connectée au salon – pour préserver l’enfilade de verrières et de fenêtres de toit qui signe l’identité du loft. Un meuble de rangement d’origine, un pan de mur en pierre typique de Montmartre.
Prix du public : Constance Delaux
Maison S.A, Bordeaux
Architecte de formation, Constance avait pour habitude de travailler sur l’existant, de prolonger des histoires. Jusqu’à cette petite maison des années 70, à Bordeaux, très dégradée, qui s’affaissait. Elle en n’est pas tombée amoureuse, contrairement à la rue qui l’entoure. Sur les ruines du pavillon, elle a construit du neuf pour la première fois de sa carrière : un plan simple au rez-de-chaussée, un mur sculptural en béton brut, une colonne de pavés de verre qui accompagne la lumière. La maison dialogue avec son jardin, et c’est sur leboncoin que son mari a patiemment déniché le décor du lieu : un bar Pierre Cardin, des chaises Spaghetti d’Alias, des fauteuils Guy Besnard sauvés de la déchèterie, des enfilades Herman Miller.
Deux maisons, deux histoires de rue et de lumière retrouvées.