Matelas No Stress, c’est d’abord une histoire de famille. Installée à Tourcoing dans le Nord, cette entreprise familiale fabrique sa literie en France depuis plusieurs décennies. Dans leurs ateliers, on pique, on découpe, on assemble, on ganse. Bref, on fait les matelas à la main, avec des matières soigneusement sélectionnées et des fournisseurs partenaires depuis plus de quinze ans. À la tête de cette manufacture : Maude et son frère, qui ont repris le flambeau d’une expertise transmise sur quatre générations.
Le matelas : un tiers de votre vie, ça mérite réflexion
On a tendance à bâcler ce choix, à le remettre à plus tard ou à se laisser séduire par la promotion la plus intéressante. Pourtant, le choix d’un matelas n’est pas si anodin pour sa santé : « Il faut se rappeler qu’on passe un tiers de notre vie sur un matelas », rappelle Maude, co-fondatrice de Matelas No Stress. Un bon matelas, c’est celui qui vous soutient correctement la colonne vertébrale, qui s’adapte à votre morphologie, et vous permette de vous réveiller sans douleurs. Rien de plus, rien de moins mais ça change tout. Sa durée de vie ? Entre 10 et 15 ans selon la matière. Au-delà, même les meilleurs matelas commencent à perdre leurs propriétés de soutien, et votre dos s’en souvient.
Quel matelas choisir ?
4 critères indispensables à évaluer
1/ La matière avant tout
C’est le premier réflexe à avoir avant d’acheter : regarder la composition. « Pour choisir un matelas de qualité, on regarde notamment la matière première, l’âme. De notre côté, on préconise d’utiliser des matières naturelles comme le latex qui a une durée de vie de 10 à 15 ans. Pensez également à étudier la composition du matelas : l’intérieur, mais aussi la housse », explique Maude. Chez Matelas No Stress, on retrouve ainsi du latex naturel, de la fibre de coco, de la laine, du coton, des ressorts ensachés ou encore de la mémoire de forme. Chaque matière ayant ses propres vertus en termes de respirabilité, de fermeté ou de longévité. Pour choisir, c’est en fonction de vos priorités !
2/ Votre morphologie, votre boussole
Un matelas ne se choisit pas au hasard : il doit correspondre à votre gabarit. « Si vous avez un petit gabarit, on va vous conseiller plutôt une densité plutôt faible, alors que si vous êtes de forte corpulence, il faut un matelas vraiment qui arrive à vous soutenir donc beaucoup plus ferme », précise l’experte. Des tableaux de recommandation par poids et taille permettent d’orienter rapidement les clients vers la bonne option.
3/ Le budget
« On trouve des matelas de 200 euros à 10 000 euros. Il faut compter en moyenne minimum 600 à 800 euros pour un matelas double de bonne qualité », estime Maude. Ramené sur dix ans d’utilisation, c’est moins de 80 euros par an. Peut-être moins que des passages à répétition chez l’ostéo !
4/ Matelas ferme ou souple ?
C’est souvent la question que l’on se pose avant un achat, et la réponse de Maude est claire : « Il faut toujours un soutien ferme. Mais on peut ajouter ce que l’on appelle un accueil souple avec la mémoire de forme, ou un accueil apporté par le tissu voire le garnissage ; mais toujours un soutien ferme ! » En clair : ne confondez pas le confort de surface (la sensation moelleuse au moment où vous vous allongez) et le soutien de fond (ce qui maintient votre colonne toute la nuit). Le premier peut être souple, le second doit être ferme.
Acheter ou renouveler son matelas :
3 erreurs à éviter avec son matelas
1/ Garder son matelas trop longtemps
Les Français ont tendance à garder leur matelas bien au-delà de la limite recommandée. « On recommande dix ans maximum », rappelle Maude. Passé ce délai, même un très bon matelas ne joue plus son rôle de soutien correctement
2/ Tout miser tout sur le surmatelas
Ajouter un surmatelas sur un vieux matelas abîmé, c’est tentant mais limité : « Si le matelas est trop affaissé, même si vous ajoutez un surmatelas, vous n’allez pas regagner un confort suffisant pour vous soutenir », prévient Maude. En revanche, si votre matelas est simplement un peu trop mou ou trop ferme, un surmatelas adapté (fibre de coco pour plus de fermeté, mémoire de forme pour plus de moelleux) peut faire une vraie différence.
3/ Ne jamais le retourner
« Retourner son matelas tous les six mois, c’est indispensable », termine Maude. Certains matelas sont réversibles (dessus/dessous), d’autres ne peuvent être retournés que tête-bêche mais dans tous les cas, ce geste simple prolonge significativement la durée de vie du matelas et en homogénéise l’usure.
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Matelas No Stress