Les 6 meilleurs conseils de la chimiste cosmétique @thecleanjunky pour une peau rayonnante au printemps

Avec les premiers beaux jours, quelque chose change. Les bourgeons éclosent, les assiettes se font plus légères, et l’envie de prendre soin de soi revient naturellement avec la lumière. La peau, elle aussi, entre dans une nouvelle saison. Alléger sa routine, adapter ses textures, intégrer le SPF au quotidien, apprendre à mieux choisir ses produits : les questions sont nombreuses. Carole Ballerini, chimiste cosmétique, démêle tout ça pour nous.

Par Auxane Ringeard - photo : Oak Essentials

Carole Ballerini n’est pas une influenceuse beauté comme les autres. Chimiste cosmétique de formation, elle travaille dans la première partie de sa carrière dans les coulisses de l’industrie en recherche et développement, en marketing produit, mais aussi chez des fournisseurs d’actifs (les matières premières des produits cosmétiques). Connaissant tous les rouages du système, via son compte @thecleanjunky , elle informe et éclaire aujourd’hui le plus grand nombre, passionnés comme novices. En changement de saison, elle nous partage les actifs à adopter et plus globalement ses meilleurs conseils pour une peau saine.

6 conseils de @thecleanjunky pour une belle beau au changement de saison

1. Vitamine C : le boost antioxydant de la rentrée printanière

Le passage hiver-printemps mérite qu’on s’y arrête. Parmi les ajustements prioritaires, Carole pointe en premier l’intégration des antioxydants  et notamment la vitamine C. « Ce sont des actifs qui protègent la peau du stress oxydatif, dont les UV sont l’un des principaux responsables. Le printemps est le moment idéal pour les adopter. »

 

2. Alléger les textures : le bon réflexe quand la chaleur revient

Deuxième ajustement de saison : les textures. En hiver, les peaux mixtes se dessèchent et réclament des crèmes plus riches. Avec le retour de la chaleur, les glandes sébacées reprennent du service. « C’est le moment de passer d’une crème nourrissante à un gel-crème, ou d’un gel-crème à un gel plus léger. Les sérums, eux, sont aqueux par nature : généralement, pas besoin de les changer. » explique Carole.

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3. SPF 50 dès le mois de mars : la règle d’or 

« Les UV sont responsables de 80 % du vieillissement cutané visible. C’est le meilleur geste qu’on puisse faire pour sa peau. » Pour Carole, pas de demi-mesure : dès mars, on passe directement au SPF 50 – inutile de graduer avec un SPF à 30. Et pour celles qui restent bloquées sur l’image de la crème solaire de plage épaisse et luisante, elle rappelle qu’il faut distinguer deux catégories bien distinctes. Les solaires de ville sont des formules ultra-légères, aqueuses, imperceptibles, conçues pour s’appliquer en dernière étape par-dessus la crème hydratante. Sur le packaging, cherchez la mention « protection quotidienne », c’est le signe distinctif de cette catégorie. « Si quelqu’un vous dit encore que le SPF quotidien est trop gras, c’est qu’il n’a simplement jamais testé un solaire de ville. » s’amuse Carole.
Faut-il vraiment en remettre toutes les deux heures ? Pas nécessairement. Carole a une image : « Imaginez les filtres solaires comme une armée de super-héros. Chaque rayon UV qui arrive sur la peau en neutralise un. » En hiver, une application le matin suffit. Mais à partir de mai-juin, un déjeuner en terrasse suffit à les épuiser,  une brume SPF par-dessus le maquillage reste la solution la plus simple.

4. Choisir les bons produits : la méthode entonnoir

Face à l’abondance de l’offre, Carole préfère la franchise : il n’existe pas trois règles magiques pour trouver le meilleur produit. Ce qu’elle conseille, c’est de fonctionner en entonnoir : identifier quatre ou cinq marques qui vous correspondent, pour leurs valeurs, leur sensorialité, ce qu’elles racontent, et rester dans cet univers plutôt que de picorer partout… et de se perdre. Ensuite, apprendre à connaître une petite dizaine d’actifs clés. « Pas besoin d’un diplôme de chimiste. Juste savoir que la vitamine C est votre alliée si vous avez le teint terne, que l’acide hyaluronique répond à un besoin d’hydratation, ou que le rétinol s’adresse aux premières rides. » Une fois qu’on connaît ses préoccupations et les actifs qui y répondent, on lit différemment une composition et on arrête de se laisser séduire par un packaging ou un claim marketing.

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5. Le plaisir avant tout : la routine beauté n’est pas une contrainte

Less is more ? Ni mythe ni réalité, tranche Carole. « Certaines peaux tolèrent très bien dix étapes et s’en trouvent magnifiques. D’autres, comme la mienne, fonctionnent mieux avec cinq ou six produits bien choisis. » Ce qu’elle défend surtout, c’est que la cosmétique doit rester un plaisir. « Ce rituel du matin et du soir, le fait de prendre soin de soi, de se masser, de prendre le temps – c’est et ça doit rester thérapeutique. Ne vous laissez pas dicter votre routine par une tendance. Faites ce qui vous fait du bien. »

6. La patience : l’actif le plus sous-estimé de votre routine

Dernier conseil, et peut-être le plus précieux : ne jamais intégrer plusieurs nouveaux produits en même temps. Un produit à la fois, trois à quatre semaines d’observation, puis seulement on ajoute quelque chose. « Sinon, impossible de savoir ce qui a fait la différence dans un sens comme dans l’autre. » Et quand il ne se passe « rien » alors que tout se passe bien, c’est exactement là qu’il faut tenir. « La peau se renouvelle en 28 jours minimum. Un anti-taches peut demander plusieurs cycles. La cosmétique, c’est comme la musculation : personne n’a des abdos au bout d’une semaine. »

Finalement, le vrai message est de se faire confiance, s’écouter, et considérer sa routine beauté pour ce qu’elle est : une bulle de bien-être, pas une source d’anxiété !

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