Rencontre avec la créative Margaux de Fouchier
Margaux de Fouchier est fondatrice d’une agence de conseil en communication visuelle à Paris, artiste multidisciplinaire, depuis 2025, autrice : elle a cosigné avec ses deux sœurs, Jennifer et Pascale, Un amour de famille (Grasset), récit à six mains d’une enfance auprès d’un père « imprévisible et superbe » et d’une mère courageuse. Dans cette famille, on parle de livres et de plans : son père est architecte, l’une de ses sœurs est architecte, l’autre designer. C’est d’ailleurs Pascale, l’architecte de la fratrie, qui l’a accompagnée dans la transformation de son appartement, premier achat avec son fiancé. Un lieu qu’ils ont repeint, ouvert, redessiné, puis meublé au coup de cœur, objet après objet.

Quels travaux avez-vous menés pour vous l’approprier ?
Nous avons fait appel à ma sœur Pascale, architecte, qui nous a aidés à conserver le plan de l’appartement tout en l’optimisant. Nous aurions pu nous installer tels quels, mais nous voulions nous l’approprier : choisir une peinture, de nouveaux matériaux, nous projeter dans une façon de meubler. Nous avons modifié l’ouverture des portes pour créer des arches : on a désormais une sorte de long couloir de continuité, plus rond, plus doux. Nous avons opté pour un all over de peinture, murs et plafonds. Nous avons creusé dans la bibliothèque pour y loger un miroir et créer une banquette, ce qui donne un espace dîner-bureau. Dans la salle de bain, une niche accueille la table à langer de notre bébé. Enfin, nous avons agrandi la suite parentale : en ouvrant le placard et en faisant tomber le mur, nous avons pu intégrer les rangements directement dans la chambre.
Comment avez-vous meublé et décoré l’appartement ?
Nous sommes deux à décorer cet appartement, voire trois, avec notre fils qui fait ses petites propositions ! Nous sommes arrivés avec très peu de choses, deux ou trois pièces de nos vies d’avant : nous avons pas mal trié, pour que les couleurs et les formes soient harmonieuses avec l’ensemble. J’ai du mal à me séparer des objets, mais cette sorte de page blanche, où tout était à écrire, m’a permis de faire un tri. Le principe, c’était de poser une base de couleurs, puis de construire autour, principalement au coup de cœur. C’est agréable d’avoir un espace dans lequel on peut s’exprimer, et qui représente qui on est et ce que l’on aime.
Quels objets vous tiennent particulièrement à cœur ?
Il y en a plein. Il y a la tapisserie d’Aubusson, par exemple : je l’avais évoquée auprès d’une brocanteuse, à qui j’ai déjà acheté plusieurs choses, et le lendemain, elle m’a envoyé une photo en disant « j’ai trouvé ». J’adore aussi la table basse, à la fois très moderne, originale et finalement assez simple, faite sur mesure. Il y a enfin tout ce que j’ai gardé de mes parents, qui se transmet de génération en génération : des petites boîtes en bois, des livres, des petits objets de décoration. Chaque objet, ou presque, raconte une histoire, un moment de nos vies, une rencontre : ce que l’on nous a offert et que l’on adore, ce que nous avons trouvé, comme cette petite boîte en forme de coquillage dénichée à Marseille avec mon fiancé. Ce sont des objets qui traverseront le temps, et se retrouveront peut-être un jour dans une maison de campagne, ou chez nos enfants.
Quelles sont vos adresses pour trouver de jolies pièces ?
Il y a une boutique devant laquelle je passe régulièrement, Unique Object, du côté de la rue Jean-Pierre Timbaud : une sélection très pointue, que je recommande. Le Bon Marché, quand on a le budget, mais aussi simplement pour s’inspirer de la sélection en design et en luminaires. À une époque, j’allais très souvent chez The Conran Shop. Et puis je suis beaucoup en ligne, par mon métier, sur les réseaux, sur les sites, mon préféré The Oblist. Il y a aussi plusieurs galeries inspirantes, dont une à Anvers que je trouve magnifique.

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