Beau et bien fait, emplettes durables

Des Landes jusqu’à Lille en passant par la Normandie ou Paris, pleins feux sur nos boutiques en ligne écoresponsables favorites.

Par Amandine Bessard

La Maison E
Moins mais mieux

Qui se cache derrière la Maison E ? Caroline Gomez, 39 ans, directrice artistique.
Où est-elle basée ? À Pontenx-les-Forges, dans les Landes.
Qu’y trouve-t-on ? De quoi se composer « un trousseau » avec le nécessaire des objets et des soins du quotidien : vaisselle en céramique, accessoires en bois (planches à découper, pinces), cosmétiques doux et naturels, nettoyants solides pour la vaisselle, baluchons en tissu recyclé, infusions, livres, bougies…
Pourquoi une boutique durable ? Pour Caroline, « la Maison E propose de consommer moins mais mieux. C’est le choix de vie en collaboration avec la nature. » Une prise de position « primordiale » pour la fondatrice, « si l’on souhaite que les habitudes et les esprits changent ». Outre l’e-shop, ouvert un mois par saison, Caroline partage cette philosophie slow lors de journées-rencontres avec des protagonistes engagés et passionnés.
Quels sont ses engagements ? Toutes les créations de la Maison E sont fabriquées en Nouvelle-Aquitaine par des artisans que Caroline connaît intimement. Ses collections limitées sont façonnées à partir de matières 100 % naturelles et majoritairement issues de l’agriculture biologique. L’ensemble de ses produits affichent souvent un pourcentage d’ingrédients biologiques supérieur à celui du bio certifié. Les emballages sont souvent recyclés ou compostables, avec une unique carte en sus, imprimée sur du papier d’amidon de pomme de terre.
L’objet à y dénicher pour le début de l’été ? Un hydratant solide pour toute la famille, pour soulager et réparer la peau échauffée par le soleil.

lamaisone.fr
@lamaison__e

Gabrielle Paris
Linge éthique

Qui se cache derrière Gabrielle Paris ? Julie Sauvage, fondatrice qui évolue dans l’univers du tissu d’ameublement depuis plus de 15 ans.
Où est-elle basée ? À Villeneuve-d’Ascq, près de Lille.
Qu’y trouve-t-on ? Du linge de lit, de table, des coussins et des surmatelas, à 95 % en matières naturelles telles que le lin (80 %) et le coton. Des « produits beaux et faciles à vivre », selon Julie, dont les harmonieuses couleurs se déclinent aussi sur une ligne pour les plus jeunes.
Pourquoi une boutique durable ? Avec des parents et des enfants déjà très sensibilisés à l’environnement, Julie a lancé Gabrielle Paris il y a presque quatre ans, sa démarche durable étant « venue comme une évidence ».
Quels sont ses engagements ? Une grande partie des linges Gabrielle Paris est produite en Inde, un pays « connu pour son savoir-faire textile », rappelle Julie, sous certification SMETA. Ce label réalise des audits en matière de bonnes pratiques sur la gestion de l’environnement, de la santé et de la sécurité du personnel, sur la réglementation du travail et l’intégrité des affaires. L’acheminement jusqu’en France se fait principalement par bateau, afin de réduire l’empreinte carbone. Le reste des produits de la maison est façonné en Italie et en Belgique. La dernière collection enfant, en gaze de coton, possède les certifications GOTS et OEKO-TEX®. Julie utilise également des emballages en carton recyclé pour l’envoi et donne une seconde vie aux chutes de tissu en réalisant des pochons pour le linge de lit ou de table.
L’objet à y dénicher pour l’été ? Une housse de couette, une nappe ou un coussin, dans la nouvelle couleur lin lavé Caramel.

gabrielle-paris.com
@gabrielle.paris

Whole
Onde végétale

Qui se cache derrière Whole ? Aurélia Wolff, designer textile et teinturière, entrepreneuse depuis plus de 15 ans.
Où est-elle basée ? À Paris, dans le 11e arrondissement.
Qu’y trouve-t-on ? Des coussins, plaids, torchons, foulards et objets déco, en laine ou en lin surtout, mais aussi en coton bio. L’ensemble des créations d’Aurélia se pare de couleurs 100 % végétales douces et atemporelles, dans une esthétique à la croisée entre l’épure scandinave et le sens des matières japonais.
Pourquoi une boutique durable ? Outre l’envie d’aller plus loin dans la recherche de couleurs, Aurélia souhaitait « concevoir des collections encore plus locales et conscientes » en lançant Whole en 2014. Selon elle, « la responsabilité écologique, le savoir-faire, les matières sourcées localement, les couleurs naturelles ou le tissage sont une façon de témoigner que la création est une partie d’un tout, dont les créateurs doivent être conscients ».
Quels sont ses engagements ? L’ensemble de la coupe et de la teinture est réalisé dans l’atelier de la marque, à Paris. La fabrication est confiée, quant à elle, à un chantier d’insertion. Aurélia utilise des matières premières françaises, comme le lin et une partie de la laine. Le coton, lui, de provenances différentes, est certifié GOTS. Pour l’envoi, la créatrice bannit le plastique et love ses textiles dans du carton, une alternative plus responsable.
L’objet à y dénicher pour l’été ? Un foulard en lin bio.

whole.fr
@ourwholeconcept

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Marram
Passion botanique

Qui se cache derrière Marram ? Rebecca Rigg et sa mère, Julie Rigg, artistes textiles originaires d’Angleterre.
Où sont-elles basées ? À Hossegor, dans les Landes.
Qu’y trouve-t-on ? Une sélection d’articles de linge de maison en lin, des accessoires en soie et des sacs en coton réutilisables, le tout dans des tons allant de la terracotta à des teintes plus vives.
Pourquoi une boutique durable ? En vivant à quelques mètres de l’océan Atlantique et dans la pinède landaise, cela fait sens pour Rebecca de créer des produits les plus en harmonie avec cette nature qui l’inspire, en transformant « de manière consciente des textiles naturels à travers l’art de la teinture végétale ».
Quels sont ses engagements ? Tout le linge de Marram est certifié OEKO-TEX®. Rebecca et Julie réalisent elles-mêmes la couture et la teinture naturelle de leurs créations. Pour celle-ci, elles utilisent au maximum des plantes locales, qu’elles glanent au fil des saisons (eucalyptus, fleurs d’ajonc, pommes de pin), ou des déchets alimentaires (noyaux d’avocat, pelures d’oignon), dans l’attente de leur propre récolte botanique l’année prochaine. Leur lin vient d’un moulin artisanal en Lituanie, les chouchous et rubans de soie de chutes textiles et leurs draps de la seconde main française. Pour leurs sacs filet en coton biologique, le duo travaille aussi avec une petite équipe de femmes indiennes, sous la certification Fair Trade. Côté envois, la mère et la fille misent sur le zéro plastique.
L’objet à y dénicher pour l’été ? Un plaid en lin, à utiliser comme serviette de plage, nappe, ou même sur un lit ou un canapé.

marram.co
@marramdesigns

Moka Brocante
Seconde main

Qui se cache derrière Moka Brocante ? Anaïs Chauvin‑Hanryon.
Où est-elle basée ? À Anetz, en Loire-Atlantique.
Qu’y trouve-t-on ? Anaïs propose des pièces chinées dans ses adresses bien gardées, dans des styles variés (industriel, champêtre, bistrot, vintage, bohème, etc.), pour « embellir le quotidien ». Cuillères en bois, céramiques, fauteuils en velours, tables de ferme, verres fumés ou dames-jeannes composent par exemple les merveilles de ses quatre à cinq capsules annuelles.
Pourquoi une boutique durable ? Pour cette chineuse qui « ne comprend pas le lèche-vitrines » et qui considère qu’ « une belle pièce vaut mieux que 50 babioles », les trouvailles de seconde main sont une alternative aux grandes chaînes de distribution. Après avoir chiné plusieurs années pour sa maison événementielle Ô Bonheur des Dames, fondée en 2013, Anaïs a décidé d’élargir ses services de location de vaisselle vintage à une boutique d’objets d’antan à vendre.
Quels sont ses engagements ? Outre réduire leur impact écologique en donnant une seconde vie aux objets, Anaïs envoie ses trouvailles exclusivement dans des cartons recyclés. En parallèle du shop, la jeune femme continue de proposer de la location de vaisselle et de mobilier via Ô Bonheur des Dames. « Acheter 20 vases pour un mariage ? Qu’en faire après ? », aime-t-elle rappeler.
L’objet à y dénicher pour l’été ? Un joli service à citronnade ambré.

moka-brocante.com
@mokabrocante

© Jérôme Tarakci