Dans toutes les cuisines, des plus confidentielles aux plus étoilées, le couteau ne se contente pas de trancher : il prolonge la main, la précision, l’instinct. Un couteau ne se prête pas – chaque cuisinier possède le sien, comme une signature. Dans certaines brigades, les manches s’habillent d’un scotch de couleur pour éviter toute confusion. D’autres vont jusqu’à se le tatouer sur la peau ou à le garder sous clé, symbole de sa valeur inestimable. Chez Miyabi, le couteau n’est pas seulement fonctionnel ; il conjugue esthétisme, tradition japonaise et exigence contemporaine dans un équilibre subtil.
Quand Japon rime avec perfection
100 étapes, 42 jours : c’est le temps nécessaire pour façonner un couteau aux standards Miyabi. Dans la culture japonaise, la perfection n’est jamais un acquis, mais une quête permanente. Les artisans de Miyabi appliquent un savoir-faire rigoureux pour transformer chaque morceau d’acier en pièce d’une précision absolue. La maîtrise de la méthode Honbazuke (affûtage à la main) nécessite plusieurs années d’apprentissage. Le nom même de la marque se traduit par “élégance” ou “raffinement”, reflet d’un art où chaque détail compte. Les gammes sont variées : chaque lame répond à un usage spécifique pour magnifier l’aliment et en préserver l’essence.
Objet de contemplation
Posséder un couteau Miyabi, c’est convoquer le passé prestigieux des forgerons qui façonnaient les sabres des samouraïs. Tel un haïku, chaque lame prend forme avec équilibre, harmonie et sobriété. La découpe, verticale selon la tradition japonaise, contraste avec la gestuelle circulaire de la culture occidentale, révélant une philosophie et une approche différentes. Le manche joue un rôle essentiel. Le choix du bois, sa forme et sa marqueterie invitent à entrer en communion avec lamatière. Manche en cou de cygne, en D ou octogonal : chaque courbe est pensée pour offrir confort, équilibre et prise parfaite. La lame, quant à elle, se fait paysage, inspirée par la terre et la mer.
20 ans de savoir-faire affûté
Née en 2005 d’une rencontre entre des couteliers japonais de Seki et le groupe allemand Zwilling, la marque bénéficie, grâce à ce partenariat, d’un accès privilégié aux meilleurs aciers. Deux décennies après ses débuts, elle affirme un savoir-faire toujours plus affûté et poursuit sans relâche sa quête d’excellence. Cette année, trois nouvelles gammes destinées aux cuisiniers les plus exigeants ont vu le jour : Iki, Mikoto et Koya. La gamme Iki rend tout particulièrement hommage à 20 années de maîtrise et d’élégance.
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Numéro 8 (janvier, février et mars 2026) – Le goût du réconfort
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