À Paris, la maison joyeuse de la fondatrice Choeur Cœur, dans le 19ème

Dans le 19ᵉ arrondissement de Paris, à l’écart de l’agitation, Claire Wyniecki s’est posée en famille ici, il y a une petite année. Une maison calme, beaucoup de lumière, et même un jardin au coeur de Paris.

Par Auxane Ringeard

Rencontre avec Claire Wynieck

Violoniste professionnelle de formation, Claire a fondé Choeur Cœur à la croisée de deux passions : son bagage musical et son amour inconditionnel pour la littérature jeunesse et l’univers de l’enfance. Un mariage qui se retrouve jusque dans ses murs : ici, pas de travaux, mais une décoration pensée comme un terrain de jeu, où les meubles hérités de ses grands-parents dialoguent avec une palette de couleurs choisie sur un coup de cœur. 

Quelle est l’histoire de cette maison ?
C’est la maison qu’on a choisie pour installer notre famille, qui s’est construite et agrandie très rapidement – nous avons eu trois enfants en quatre ans. Nous étions donc en petit comité au départ, et nous avons eu la chance de pouvoir acquérir cette maison dans le 19ᵉ. C’était avant tout une volonté de se poser, de trouver plus de calme. Nous sommes dans un endroit où il n’y a pas beaucoup de commerces, presque un peu « perdu ». Nous avons la chance d’avoir un jardin, et ce que j’ai aimé par-dessus tout dans cette maison, au-delà du calme, c’est la lumière. La maison était saine, nous n’avons pas fait de travaux – par manque de temps aussi, nous y avons seulement posé la déco !

Justement, quel a été le fil conducteur de votre atmosphère décoration ?
J’en avais deux ! Le premier est l’héritage des meubles de mes grands-parents auxquels je suis très attachée : tout ce qui est bois rustique, fauteuils, vient d’eux. Le second fil conducteur, c’est une palette de couleurs : un coup de cœur né d’un ensemble créé par Montana, la marque de mobilier, à partir d’une bibliothèque que j’ai achetée chez eux. J’ai eu la chance de pouvoir la partager avec des amies créatrices, qui l’ont déclinée sous différents motifs : des tapis, en collaboration avec Tapis Chéri, jusqu’à des tableaux réalisés par Maison Moche.

Quelles associations de couleurs avez-vous travaillé ?
Il y a un vert sapin, un bleu que j’ai du mal à qualifier – ni glacier ni roi, un entre-deux lumineux qui ne tire pas trop vers le vert – un brique et un rose un peu crevette, presque saumon, que j’aime beaucoup.

D’où vous vient ce goût pour la couleur ?
Je ne suis pas certaine que ce soit quelque chose qui s’explique. Je travaille dans l’univers de l’enfance, donc c’est assez cohérent : même si c’est un peu la tendance, proposer du beige aux enfants, on e le fera pas. J’évolue dans un monde qui va au-delà des couleurs simples, c’est le contraste que j’aime, quand ça vibre. Je trouve que c’est ça, la vie, notre cerveau a besoin de contrastes. Professionnellement, je navigue plutôt dans un univers très années 80, aux couleurs primaires assez franches, parfois années 90 avec une palette presque pastel : du mauve, du jaune…

Quelle est la place des livres dans votre vie ?
Pour moi, les livres sont des œuvres d’art. Tous les artistes qui écrivent pour la jeunesse créent de véritables œuvres. J’aime m’entourer de nombreux ouvrages, de techniques d’illustration différentes, pas nécessairement choisis en librairie selon les critères habituels, mais plutôt comme des pièces de moodboard. Mon dernier coup de cœur : des livres d’illustration autour d’Yvan Le Bolloc’h. Je suis passionnée de design textile, et pour moi un livre se pose comme un tableau, sur une bibliothèque ou sur une table.

Vous avez aussi porté une réflexion particulière sur la chambre d’enfant, un espace pensé pour l’éveiller. Qu’avez-vous mis en place chez vous que l’on ne trouve pas forcément ailleurs ?
J’ai beaucoup travaillé la circulation, le Feng Shui dans une chambre – un mot un peu stigmatisé, mais une fois que je m’y suis plongée, j’ai trouvé cela passionnant. Comment un enfant se concentre mieux selon l’orientation du bureau, comment il dort mieux selon la disposition du lit… Ce sont des choses que j’ai mises en place autant que possible.

Mes trois règles essentielles pour une chambre d’enfant sont :
1. Que l’enfant puisse toujours voir la porte depuis son lit pour qu’il n’y ait aucune angoisse sur ce qui se passe derrière lui.
2. Les contrastes de couleurs et des motifs de décoration forts.
3. Des solutions pratiques de rangement pour que la chambre reste vivable : des tiroirs, une commode plutôt qu’une penderie, des choses simples.

Finalement, comment cultiver cette joie de vivre dans son intérieur ?
Concevoir la maison comme un grand terrain de jeu. C’est primordial pour moi, dès que l’on entre dans un lieu. Je pense à mes enfants, mais je crois être moi-même une grande enfant. Penser sa maison comme un joyeux bazar, pas trop rangé, avec des couleurs partout et des fleurs, voilà ce qui, pour moi, fait une maison vivante !

@choeurcoeur

 

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