À quoi ressemblent les vacances de Julie de @mamouz ?
Avant d’être un pseudo, Mamouz était un surnom d’adolescente, sans imaginer qu’il deviendrait une signature. Aujourd’hui Mamouz est devenu « le média qui fait du bien », comme Julie aime le résumer. Journaliste, autrice, conférencière, elle se revendique surtout et volontiers « militante du rire » et « bibliophile ». Cet été, entre deux escales grecques en famille, elle a nous confie ses secrets de vacances, des lectures compulsives aux fous rires les pieds dans l’eau.
Ton refuge estival ?
« Je ne vous le dirai pas », prévient-elle en riant, avant de se raviser à moitié : c’est la Grèce, et ses Îles plus méconnues des visiteurs. Léros, Chios, ou encore Kalymnos, l’île des pêcheurs d’éponges, avec ses villages aussi pittoresques qu’inattendus.
Ton dernier fou rire de vacances ?
En Grèce, le rire fait partie du décor. Notre rituel favori porte un nom, hérité de nos origines tunisiennes : la « Goulettoise ». Le principe ? S’installer dans l’eau, café frappé à la main, enchaîner blagues et jeux de mots, jusqu’à ce que toute la plage environnante finisse par se joindre à la conversation. Un fou rire ininterrompu, garanti !
Les recommandations lecture de @mamouz :
La dernière lecture qui t’a mise de bonne humeur ?
Une année à Paris – Avec Gertrude Stein de Deborah Levy :
Un texte qui raconte moins la vie de la romancière que la tentative, un peu désespérée, de l’autrice de comprendre son écriture faite de répétitions, presque un cadavre exquis littéraire. Une lecture aussi absurde qu’attachante.
Une lecture facile pour cet été ?
Les sagas de Victoria Hislop :
Une Anglaise installée en Grèce dont les romans historiques se dévorent sans effort, on y apprend, par exemple, l’histoire méconnue de l’échange de population entre la Grèce et la Turquie, qui a déplacé un million de personnes.
Une biographie à recommander ?
Celle d’Hélène Gordon-Lazareff, fondatrice du magazine Elle :
Une vie qu’on n’imagine pas aussi effrontée : multiples amants, départ audacieux pour les États-Unis, avant de revenir en France pour inventer la presse féminine moderne. Un shoot d’énergie et d’audace
Un classique à relire ?
Illusions perdues de Balzac (mon livre préféré) (ou, à défaut, La Peau de chagrin) :
un roman que je jure lisible même allongée sur une serviette de plage.
D’autres titres que tu emmènes pour les vacances ?
Vous verriez mon sac vous rigoleriez, j’ai une hotte de 30 livres parés pour cet été ! Mes parents s’en agacent mais je promets de faire un tri d’ici le départ… même s’il ne sont pas mécontents de récupérer mes lectures ! Parmi elles : Carthage de Cécile Guilbert, en clin d’œil à mes origines tunisiennes, Zorba le Grec, une biographie de Christine de Suède, le dernier Olivier Norek, et L’Anomalie d’Hervé Le Tellier.
Dans le sac d’été de Julie, il y a aussi …
Impossible de faire l’impasse sur les bijoux colorés : boucles d’oreilles en forme de coquillage, colliers turquoise, fuchsia, violet … Je mélange, plus il y a de couleurs, mieux je me sens. J’ai aussi ma casquette fétiche, façonnée à la main par une amie, sans oublier mes nombreuses pochettes de toutes les couleurs !
Ton mantra de l’été ?
« Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux ». Voilà j’hésitais entre ça ou Romain Gary, « l’arme blanche des désarmés », vous choisissez !