Depuis quelques années, les collaborations Monoprix sont devenues de véritables objets de désir. Chaque édition est attendue, commentée, souvent écoulée en quelques heures. La dernière en date était celle de Margaux Keller en février. C’est au tour de Ben Arpéa de signer la prochaine collaboration. Artiste peintre parisien, il travaille dans un univers minimaliste et coloré avec la Méditerranée en son centre. Rencontre dans son atelier à Montreuil.
Vous avez votre propre univers, très facilement identifiable. Comment décririez-vous votre travail ?
J’ai commencé à peindre très jeune, mais j’ai fait d’autres études et pris un autre chemin pendant longtemps. Le confinement m’a rattrapé. C’est là qu’a émergé la série sur laquelle je continue de travailler aujourd’hui. Il est difficile de décrire ses propres créations, mais je dirais que mon travail est semi-figuratif. J’essaie de toujours garder une touche d’abstraction, d’être assez minimaliste. La couleur et la matière sont des éléments centraux pour moi, ce sont vraiment les deux fils conducteurs de tout ce que je fais.
D’où vient cet univers méditerranéen qui traverse toutes vos œuvres ?
Cela vient de loin. J’ai une grand-mère italienne, j’ai grandi entre Paris et le Sud de la France, je me souviens très précisément d’un moment de vacances dans le Sud où je regardais différents tons de vert et une ligne d’horizon bleue au loin et où je voulais absolument essayer de les retranscrire en peinture. Ces couleurs-là m’ont marqué enfant, et je crois qu’elles reviennent naturellement dans mon travail aujourd’hui, sans que j’aie à les chercher.
La texture est très présente dans vos toiles. Pourquoi ce choix ?
Effectivement, je mélange souvent du sable à ma peinture, j’utilise plusieurs matériaux au-delà du pinceau. Ce que j’aime, c’est traiter chaque élément d’un tableau comme une sculpture, avec sa propre matière, son propre relief. Cette texture donne une profondeur à la peinture qu’un rendu plus lisse ne permet pas d’obtenir. Il y a quelque chose de plus vivant, de plus physique dans le résultat selon moi.
La collab Monoprix x Ben Arpéa : quand la peinture s’invite à table
Dans quelques jours votre collaboration avec Monoprix sort. Que recherchez-vous dans les collaborations ?
Sortir du cadre du tableau, travailler sur d’autres médiums, décliner un univers sur des objets du quotidien, voilà ce qui me plait. Monoprix m’a donné une vraie carte blanche sur la collection et l’histoire à raconter. On est parti de mes peintures, et on a tout décliné à partir de là : art de la table, objets, tabourets, lampes… L’enjeu, c’était de retrouver sur chaque pièce ce qui fait mon identité soit : la texture, la couleur, la matière.
Y a-t-il une pièce de la collection qui vous a particulièrement touché ?
Les assiettes, sans hésiter. On a travaillé sur une série peinte à la main, très texturée, et je trouve qu’on est vraiment parvenu à y retrouver mon univers. Chaque assiette est traitée comme un tableau en miniature, la matière est là, le geste est là. C’est la pièce dans laquelle je reconnais le plus clairement ce fil conducteur que j’essaie de tenir dans tout mon travail.
La collection se déploie avec des verreries soufflées, vases sculptés, lampes et tapis ainsi qu’une ligne de table complète : pichet, assiettes peintes à la main, verres et sets de table. Chaque pièce porte la signature de Ben Arpéa : texture reconnaissable et couleurs méditerranéennes.
Disponible en exclusivité sur Monoprix.fr et dans une sélection de magasins à partir du 14 avril.