A Lyon, la maison entièrement rénovée Mid-Century de @lysiane_maison.marcel

Il y a deux ans, Lysiane et son mari quittaient leur ancienne vie pour s’installer avec leurs trois enfants et leurs nombreux animaux, dans une maison des années 70 au cœur du Beaujolais, près de Lyon. Un coup de cœur pour cet écrin entouré de nature, malgré l’ampleur des travaux. Visite.

Par Auxane Ringeard

Tu as entièrement refait à blanc ou presque cette maison. Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce lieu en particulier ? Et d’où tiens-tu ce rapport si attaché à la décoration ?
Cette maison des années 70 était un coup de cœur. Notamment pour cette nature immédiate qui enveloppe le lieu de toutes parts. Mais aussi pour des détails très précis : du lambris, du verre fumé, du bois, des grandes baies vitrées à l’étage, ouvertes sur l’extérieur, révélant un potentiel mid-century que j’ai tout de suite eu envie de travailler.
Ce rapport à la décoration, à la rénovation remonte à l’enfance. Ma chambre était sans cesse redécorée pour mes soins, par ma propre volonté, une incapacité à laisser un espace tel qu’il était. Au fil des déménagements, des chantiers successifs, une conviction est ressortie : le plaisir de recréer un univers propre à chaque espace rencontré. Chaque maison devient ainsi une nouvelle page et celle-ci, longtemps laissée à l’abandon, attendait simplement qu’on lui redonne vie.

Photo avant les travaux

Comment se sont déroulés ces 2 ans de rénovation ?
 Nous avons fait beaucoup de choses nous-mêmes, ce qui prend forcément plus de temps. Mais partant d’une page blanche, c’était libérateur. On a cassé les cloisons, gardé tout ce qui nous plaisait dans la structure existante, et pour le reste on s’est posé une seule question : dans l’idéal, quelle serait la maison parfaite pour nous ? Quelles pièces, quels volumes, quelles circulations ?
On a voulu des pièces ouvertes les unes sur les autres, mais avec la possibilité de s’isoler quand on en a besoin. Un point d’autant plus important maintenant qu’on a des ados, pouvoir vivre ensemble sans  se marcher dessus. Le défi majeur était le rez-de-chaussée, anciennement dédié au stockage complètement inexploité. Tout a été ouvert, repensé, pour créer de véritables espaces de vie en bas, avec cette même et toujours logique d’ouverture sur la nature. C’était la pièce la plus importante et la plus difficile en même temps.

Quelle est la pièce que tu préfères, aujourd’hui ?
Notre suite parentale, bien que j’adore le salon. Mais se réveiller le matin, ouvrir les volets sur la nature et le lever de soleil, c’est un bonheur quotidien. Plus réalistement la pièce où je passe le plus de temps est la cuisine. J’adore cuisiner, j’adore recevoir. Celle-ci a donc été entièrement créée avec notre menuisier, les rangements, les plans de travail, sur mesure en fonction de mes besoins. Et juste à côté, on retrouve une arrière-cuisine transformée en petit espace complètement décalé : entièrement rose bonbon tranchant avec le reste de la maison plutôt sobre. Lors de la traversée cuisine-salle à manger, tu pousses les portes coulissantes et tu te retrouves dans cette pièce rose qui fait sourire. C’est mon grain de folie.

Les enfants ont participé à tout cela ?
Absolument et ce depuis le début. On fait beaucoup de travaux ensemble, on en parle en permanence, ça fait partie de notre vie de famille. Quand ils étaient petits, c’est moi qui créais leur univers et je m’y suis beaucoup amusée. Mais en grandissant, ils ont développé leur propre regard, souvent très affirmé. Ma fille avait une idée très précise du papier peint léopard qu’elle voulait dans sa chambre. Les ados ont leurs exigences, l’espace gaming, notamment, c’est tout un sujet. Mais le but est que tout le monde se sente bien ici alors nous négocions, nous concilions, nous trouvons. C’est aussi ça, une maison de famille.

Pour toi, qu’est-ce qui fait qu’une maison devient vraiment un foyer ?
Une maison, cela correspond à ses habitants. La nôtre, on la conçoit vraiment comme une maison de famille, il y a toujours des amis qui passent, c’est un lieu de vie au sens plein du terme. Je ne recherche jamais l’esthétique pour l’esthétique. Jamais je ne me suis interdit un meuble en me disant que les enfants allaient l’abîmer. Si ça se patine avec le temps, tant mieux, ça veut dire qu’on y vit vraiment. L’essentiel, c’est que ce soit à la fois beau et pratique. On est cinq à la maison, souvent plus, ça doit fonctionner pour tout le monde.

 

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