60 nouvelles pièces déco rentrent dans les archives du Mobilier National
Bien plus que le garde-meuble de la France, le Mobilier national se doit d’être un lieu vivant, à la pointe des innovations et des nouveautés de notre temps. Ses collections sont la vitrine du talent de celles et ceux qui font le design d’aujourd’hui. Pour cette cinquième édition de la campagne d’acquisition : pour la première fois depuis l’instauration d’un appel à candidatures, plus de 500 dossiers ont été reçus, des plus amateurs aux plus experts. Seulement 10% ont été sélectionnés pour entrer dans les archives nationales.
Comment les pièces sont-elles choisies ? Budget, esthétique, fonctionnalité, originalité, innovation : les critères sont multiples. Mais une règle prime : on recherche toujours des pièces destinées à être utilisées, et non des objets dits « iconiques ». « On ne cherche pas la chaise iconique, on cherche un quatuor de chaises », précise Loïc Turpin directeur du développement et de la communication externe . Le choix se fait sur des créations opérationnelles : impossible de percer les murs des édifices publics où rayonnent ces meubles, on ne recherchera donc pas un lit suspendu au plafond. La sélection se veut éclectique : chaises, tables basses, bureaux, luminaires, paravents… Une diversité qui reflète les besoins réels des espaces à meubler. Les 60 pièces de mobilier acquise : assises, luminaires, secrétaires, céramiques – sont représentatives de ce qui se joue actuellement en terme de design, que ce soit par les matériaux employés ou les techniques utilisées.
Au cœur de la sélection trône la chaise Cosmo du Studio Haddou/Dufourcq, avec sa structure en aluminium torsadée ponctuée de sphères. Non loin, c’est le verre qui s’impose avec la table à manger Perspicio de POOL Studio pour Glass Variations. En verre teinté bronze pouvant accueillir huit convives, ses pièces assemblées par collage UV invisible donnent l’impression de se superposer.
Dans cette chorégraphie des matières, la lumière elle-même devient sculpture. La lampe Stigma de l’Atelier Stokowski en verre soufflé à la canne illumine ses gravures. Face à elle, Arceo Flow-DL du Studio Joachim Morineau explore le mouvement lumineux avec ses tubes de plexiglas thermoformés accueillant un néon LED à 360°. On y retrouve également le travail de Marion Agnel-Guidoni, Reda Amalou, Atelier26, Atelier Baptiste & Jaïna, Studio Behagelfoiny, Clément Brazille, Stéven Coëffic, Corpus Studio, Milena Denis Polania, Pauline Esparon, Victor Tison, Marc Venot et la liste se poursuit. Mais ensemble, ils ont formé des pièces qui dialoguent, se répondent, composent le patrimoine de demain.