Selency s’ouvre à l’hospitalité

11 ans après avoir conquis le coeur des particuliers pour qui la seconde main n’est plus une option, Selency s’ouvre au btob et plus particulièrement au secteur de l’hospitalité avec son studio d’architecture dédié. Charlotte Cadé, la co-fondatrice, nous raconte.

Par Auxane Ringeard - Photo : La Quinta do Parral

Charlotte Cadé a poussé la logique jusqu’au bout, une suite évidente pour elle : « Le studio est vraiment dans la continuité de Selency. Depuis quelques années maintenant, des hôtels passaient par Selency.  Nous avons donc voulu les accompagner de manière plus poussée et plus avancée. » Le Studio Selency est né de quelque chose de concret : des demandes répétées, une attente du marché. Les hôteliers qui achetaient sur la plateforme voulaient aller plus loin … Non plus simplement sélectionner des pièces, mais construire un univers cohérent de A à Z.

Iconic House / Projet : Joséphine Fossey / Photos : Mr.Tripper.
Hôtel Norman / Photos © Mr. Tripper

Le choix de se concentrer sur l’hôtellerie et le para-hôtelier n’est pas anodin pour cette amoureuse de la décoration. C’est un secteur en pleine mutation, traversé par une quête d’identité. « L’hôtellerie est en plein essor. De nombreux hôtels s’ouvrent, et chaque hôtel a à cœur de développer une expérience immersive, de raconter une histoire, un récit et donner l’impression que cet hôtel a toujours existé. » s’exclame Charlotte.

C’est sur ce point là que le vintage devient un outil stratégique et essentiel. Une commode chinée, un luminaire des années 50, un fauteuil club aux coudes usés par le temps…  Des pièces qui décorent et qui ancrent, incarnent. Elles donnent à un lieu ce que le neuf ne peut pas fabriquer : une mémoire. « Le vintage a un rôle important et entre autre dans la décoration des hôtels. Cette tendance va se renforcer demain notamment pour écrire une histoire, créer quelque chose qui dure dans le temps, des lieux très singuliers, et aussi répondre à des enjeux environnementaux et une démarche responsable. »

Côté esthétique, un style se démarque. « C’est le retour de l’Art Déco, des pièces des années 30. On le voit au travers plusieurs codes : le retour de la brillance, davantage de sophistication dans la décoration, dans le mobilier. » analyse Charlotte face à la demande.
Mais au-delà des styles, c’est la notion d’appropriation qui semble définir l’hôtellerie de demain. « On peut imaginer qu’un hôtel détienne des chambres avec des styles différents permettant au client la possibilité de choisir le style qui lui correspond et s’approprier les lieux à travers des codes, des détails de décoration. »

Ce qui distingue le Studio Selency d’un cabinet d’architecture intérieure classique tient en une formule que Charlotte affectionne : « la juste dose » de vintage. Ni muséification, ni accumulation mais une maîtrise du mélange. « On passe vraiment d’un rôle de curateur, accompagner sur le mobilier et la décoration, à un rôle plus global d’architecte d’intérieur. Notre savoir-faire du vintage et cette juste dose,  je pense que c’est ce qui en fait notre élément de différenciation majeure. » explique Charlotte en conclusion de ce nouveau chapitre.

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@StudioSelency

Hôtel Dalila / Photos © Jeanne Perrotte

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